Les participations du Jeu-Concours St Valentin

Le dernier jury devrait rendre ses notes prochainement… aussi pour vous faire patienter je vais commencer à vous transmettre les textes des différents participants. Ils sont publiés de façon anonyme, si les auteurs veulent s’identifier je les laisse prendre l’initiative.

Si vous souhaitez donner vos avis sur les textes, vous le pouvez pour le plaisir des « auteurs en herbe » mais je vous demanderai de le faire avec respect.

Je dévoilerais aussi, avec le nom du gagnant, les cinq personnes ayant composées le jury d’auteurs…. donc oui encore un peu de suspense…

Après, je reviens rapidement sur ma déception qu’une participante n’a pas jouée franc jeu en me transmettant un texte qui n’ait pas d’elle car il a été retrouvé sur internet… car oui, moi et un membre du jury, nous avons fait des recherches malgré que j’avais demandé une décharge pour couvrir tout problème… Et encore un peu plus déçue que cette personne ne soit pas venue s’excuser en privé de son agissement.

Alors pour information, je risque d’organiser d’autres jeux-concours sur le même principe. Je n’aurai plus la même tolérance que j’ai eu cette fois. Si un agissement devrait être renouvelé, je prendrais une décision ferme : le bannissement de ma page.

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Participation n°1 : participation annulée

Participant n°2 :

L’échappée belle

Cette journée n’en finira donc jamais…

Je gare mon véhicule dans le garage et entre chez moi, pressé de retrouver mon lit.

La maison est plongée dans le noir et le calme règne. C’est plutôt étonnant pour un vendredi soir mais cette quiétude me convient après la semaine pénible que je viens de subir.

Je jette mon sac au sol, ôte mes chaussures et tout en dénouant ma cravate, me rend directement vers notre chambre.

Là, je me fige, lorsque ma femme me fais face, dans d’incroyables sous-vêtements rouges, sa robe assortie gisant à ses pieds .

– Waouh…

J’approche tel un félin vers sa proie mais elle croise les bras sur sa poitrine signe qu’elle n’est pas aussi emballée que moi.

– Ça va ma puce ?

– T’étais où ?

– Il y a eu un accident sur la route, des embouteillages et…

– Et t’as pas de portable ?

– Je n’ai plus de batterie, non, mais j’ai l’habitude de bosser tard et..

– Quel jour on est Matt ?

– Vendredi ?

Son ton agressif ne laisse aucun doute à une colère que je ne comprends pas mais elle est si bandante dans cette culotte de dentelle rouge que j’ai envie de m’excuser en lui faisant l’amour comme j’en ai rarement eu envie dernièrement.

Cass souffle d’exaspération et récupère sa robe au sol pour la mettre sur un cintre. Elle se glisse dans les draps et éteint la lumière dans un geste brusque.

Elle est sacrément furieuse et vu que je n’ai pas envie d’une énième dispute, je retourne dans le salon, prêt à retirer ce costume qui m’étouffe depuis ce matin.

J’allume la lumière et reste stupéfait. La table du salon est fièrement dressée avec des bougies et notre service de fête. Au milieu trône une bouteille de champagne entamée.

Merde.

Je  me tourne vers le calendrier aimanté sur le frigo et regarde la date du jour.

14 février.

Notre anniversaire de mariage.

Quand je pense que nous avions choisi de nous unir ce jour des amoureux afin que je n’oublie jamais la date. Ma femme comptait sur la battage publicitaire pour m’aider, je n’ai pas dû suffisamment écouter la radio aujourd’hui. Où je n’y ai tout simplement pas fait attention.

Ouais, j’ai foiré et dans les grandes largeurs !

Je prends le temps de me déshabiller avant de frapper doucement à la porte de notre chambre et d’entrer. La pièce est plongée dans le noir mais je distingue la silhouette de ma femme de l’autre côté du lit. Elle me tourne le dos et lorsque je m’enfonce dans le matelas à ses côtés, elle s’éloigne doucement. Je repousse le drap de son corps et laisse mon regard courir sur cette culotte qui ne laisse aucune place à mon imagination. Ma femme est si belle. Ses deux grossesses ont arrondi ses formes et ses hanches sont un appel à la luxure.

– Je suis désolé, Cass.

Elle grogne doucement. Ma main glisse le long de son flanc, sur sa fesse à peine couverte. Je colle mon torse à son dos et poursuis mes caresses. Elle ne dit rien et je prend ça pour un encouragement. Mon sexe durcit contre son cul, mes doigts  remontent et s’attardent sur son sein. Il est plus gros que lorsqu’on s’est connu. Encore plus parfait. J’embrasse sa nuque et elle remue contre moi. Je souris et l’embrasse plus longuement en longeant sa clavicule

– Arrête, je dors.

– Cassie…

– Arrête, je te dis, je suis lessivée.

Je suspend mes lèvres au dessus de son cou.

Elle remonte le drap sur ses épaules et mon érection s’affaiblit aussi rapidement qu’elle est apparue. Je me tourne sur le dos et souffle sans discrétion. Passant mes mains sur mon visage, je reprend mon dossier posé sur la table de chevet.

Quelques années auparavant, j’aurai certainement pris une douche et soulagé mon besoin en solitaire mais ce soir, je n’en ai ni l’envie, ni la force.

Lorsque je me réveille, ma femme a déserté notre lit conjugal. Je regarde le réveil et avisant l’ heure, déduis qu’ elle est déjà partie emmené les enfants au sport.

Putain d’érection matinale dont la douleur me rappelle qu’ elle n’a pas été satisfaite depuis plus d’ une semaine.

J’ai besoin d’une douche.

Froide si possible.

***

– Alors, c’est quoi le problème ?

Si je n’étais pas aussi perturbé, l’attaque si directe de Kyllian aurait pu me faire sourire. Je lui tend une bière avant de m’asseoir à ses côtés sur le canapé.

– C’est Cassandra, commencé-je.

– Qu’est-ce qui se passe ? Elle va bien ? Demande-t-il en se levant précipitamment. Je l’attrape par le poignet et l’oblige à se rasseoir.

– Oui oui t’ inquiète, elle va bien. C’est … c’est nous qui n’allons pas bien.

– Oh…

C’est le seul mot qui lui vient et je ne suis pas sûr que ça me convienne. En plus d’être un excellent associé depuis neuf ans, Kyllian est aussi mon meilleur ami alors lui avouer mes doutes est aussi rassurant qu’angoissant. Son jugement fera le poids.

– Je suis complètement paumé, Kyl, j’y arrive plus…

– A bander ?

– Sérieux, mec arrête !

– Alors, explique mieux.

– Bien sûr que je bande toujours pour elle, tu l’ as vu ?

– Ouais …

Il opine de la tête en ricanant, je lui claque la nuque.

– Eh tu me demandes, donc ouais, je confirme, ta femme est…c’est quoi ton problème ?

– J’en sais foutrement rien bordel ! On bosse, on mange, on baise. Point. Il n’ y a plus de spontanéité ou de surprise. Je ne sais même pas si elle…

– Tu sais pas si ta femme y prend du plaisir ?

– Je crois que si, mais c’ est pas comme si c’était ma première préoccupation, tu vois ? Putain, je suis un salaud d’égoïste qui pense qu’à lui et …

– C’est bon mec, calme toi.

Je n’avais même pas réalisé que je m’étais levé et que je faisais les cent pas dans mon salon. Je passe les mains dans mes cheveux et soupire bruyamment.

– A quel moment je l’ai perdu ?

– Tu ne l’as pas perdu, Matt, arrête.

– En fait..

– Quoi ?

Je marque un blanc, cherchant mes mots. Je ne veux pas inculper ma femme ou dénigrer la personne fantastique qu’elle est.

– Je crois…qu’elle voit quelqu’un d’autre.

Mon ami s’étrangle sur sa gorgée de bière et j’ai presque honte.

– Elle est distante, constamment fatiguée soit-disant et…Bref, je me fais sans doute des idées mais, ça me fout les boules.

– Essaye d’en parler avec elle.

– Ah oui et je lui dis quoi ? Salut Cass, dis, t’aurais pas un amant par hasard ?

– T’es con ! J’en sais rien, regarde son portable peut-être ?

– Ça craint, mec !

– Ouais mais si tu sais pas parler à ta femme, je vois que ça.

Le pire, c’est que cette idée me tente.

***

Je l’ai fait.

J’ai regardé son portable pendant qu’elle était sous la douche et je reste bloqué sur le dernier message reçu, message qu’elle n’a même pas pris la peine d’effacer…

« Pense au porte-jarretelles, bisous ma belle »

Je suis fou de rage, en fait, je crois que la rage n’est rien face aux sentiments qui déchirent mes tripes.

Alors que j’entends encore l’eau couler dans la salle d’eau, je me précipite dans notre chambre et ouvre son tiroir à lingerie: il y a bien des bas et des porte-jarretelles.

Toutes ces choses qu’elle ne porte jamais avec moi, cette lingerie dans laquelle je l’ai imaginée mille fois, prévoyant même de lui en offrir pour son anniversaire. Mais elle culpabilise tellement des vergetures dont son corps est marqué depuis la naissance des enfants que je n’ai pas osé, de peur de la froisser un peu plus.

J’attrape son agenda sur la table de chevet et fixe les rendez-vous notés.

Une audience nécessite-t-elle vraiment 1h30 ?

Je ne m’étais jamais posé la question.

Tout comme je n’avais jamais fouillé dans ses tiroirs.

Je suis complètement flippé.

Comment un type a pu poser la main sur MA femme ? Ma femme bordel !

Elle s’est engagée avec moi pour la vie et quand un type débarque, lui balance quelques mots bien flatteurs, elle se détourne de moi !

C’est incompréhensible.

Je suis pourtant un bon mari, je gagne bien ma vie et lui offre tout ce dont elle ou nos enfants ont besoin. Qu’est-ce que ce type peut lui offrir de plus que moi ?

J’ai encore eu envie d’elle hier alors pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’elle peut avoir dans notre lit ?

Je deviens dingue. Abruti de questions auxquelles je ne trouve aucune réponse plausible.

Non, elle n’a aucune excuse quant à son comportement.

J’ ai le ventre en vrac, je ne veux pas la perdre, mais je ne mérite pas ce qu’elle m’impose.

Je ne mérite pas cette douleur.

***

Le lit s’affaisse à mes côtés.

Elle est là et bizarrement, je souhaite qu’elle y soit, coûte que coûte, même si je ne suis pas prêt à payer le prix de sa trahison. J’ai autant envie de la ramener à moi que de l’éloigner.

Je ne peux pas faire semblant, je dois affronter la situation et si je tombe, je ferai comme si je n’avais pas mal.

Alors je la regarde et putain, qu’elle est belle.

Elle porte une nuisette d’un bleu plus foncé que ses yeux, s’est démaquillée et ses cheveux blonds sont lâchés sur ses épaules.

Je ne devrais pas l’aimer autant, ça fait trop mal.

Prenant sur moi, je remonte mes yeux, bloqués sur sa magnifique poitrine, afin de trouver son regard.

Je ne cède pas, je suis prêt, je vais me battre pour elle et lui prouver qu’elle n’a pas perdu son temps en restant auprès de moi pendant ces 10 ans.

Je passe mon bras autour de sa hanche et l’allonge sur le matelas.

Je me fous de savoir si ce type lui murmure ces choses que je n’ai pas dit depuis longtemps, s’il a fait passer son propre plaisir après le sien, je ne compte pas la laisser partir sans me battre.

– Pourquoi ?

Je ne sais pas si mon murmure est une menace ou un sanglot mais je dois savoir, j’en ai besoin.

– Quoi ?

– Pourquoi tu me fais ça, Cassandra ? Pourquoi ?

J’avance mon visage vers le sien. Mes traits sont sans doute menaçants et ma voix trop brutale pour inciter à la confidence, mais je ne contrôle plus rien. Mon corps prends le dessus, j’ai

besoin d’être dans ma femme, de la marquer, qu’elle porte mon odeur et ne prenne plus aucune douche. Si un autre type l’approche, qu’il sache qu’elle est déjà à un autre. A moi.

Je ressemble à un homme des cavernes, brutal, bestial, possessif et putain…amoureux.

Ses mains se posent sur ma poitrine. Je la surplombe et la fixe de mon regard noir mais elle ne semble pas me craindre. Elle me repousse avec tendresse, me caresse le torse.

A-elle toujours été aussi douce ? Je n’avais même pas prêté attention. Et ce parfum ? En a-t-elle changé ? Était-il déjà si fleuri et pourtant enivrant ? D’autres draps ont-ils portés cette odeur dernièrement après qu’elle s’y soit aventurée avec un autre ?

Mon cœur se brise. Mon esprit s’embrouille.

Mes bras restent tendus au dessus d’elle mais ma tête lâche et se pose dans son cou.

– Pourquoi ? Cass, dis-moi ce que j’aurai dû faire, je le ferai dorénavant mais explique-moi.

Je me sens amoindri, réclamant ce que je pensais détenir. Dépossédé de ce qui me semblait légitime. Si j’étais une femme, je crois que mes larmes jailliraient. En fait, je ne suis même plus sûr d’être un homme à cet instant. Je suis seul, paumé et totalement faible face à cette femme qui a condamné mon monde avec ce corps pesant moins que le mien et pourtant tellement plus fort que moi.

Cassandra caresse tendrement mon dos et m’apaise avec sa tendresse. J’ ai peur de poser les mauvaises questions, je ne veux pas qu’elle fuit, je veux comprendre et je ne sais absolument pas par où commencer.

– J’ai rencontré quelqu’un, m’annonce-t-elle doucement.

Je me raidis.

On y est.

Ma femme est sous moi, dans cette lingerie indécente, mon cœur brisé et pourtant ma queue est dure contre elle. Je ne contrôle plus ma tête et je ne comprend pas mon corps, traître, dépourvu de fierté quand celle qu’il n’a pu rendre heureuse, abandonne.

Je me redresse sur mes bras tremblants, la regarde et attends des explications qui je le sais, me mettront à terre.

– Il s’appelle Kevin.

Comme si j’avais besoin de mettre un prénom sur cet enculé ! À cause d’elle, je vais haïr tous les Kevin du monde !

Cet aveu me donne néanmoins la force de m’écarter d’elle. Quitte à me faire mal, je reste digne

et feins de ne pas mourir dans la minute.

– Je l’ai rencontré sur internet et..

Génial.

Moi qui gagne ma vie grâce aux techniques modernes, je perds ma femme par les mêmes formules. Tout perd sens. Je ne pourrai même pas m’abrutir de travail pour oublier cette échec sans imaginer le visage de cet enfoiré dans chacun des écrans de mes moniteurs.

Je baisse la tête et envisage toutes sortes de ripostes possibles: la fuite, la colère, le pardon ?

– Matt, regarde moi, s’il te plaît.

Ses supplications sont insoutenables.

J’estime être suffisamment adulte en ne la jetant pas de mon lit, de ma maison.

Je veux que mes enfants gardent une belle image d’elle, il ne faut pas m’en demander trop non plus.

Je suis complètement paumé. J’aimerais arrêter le temps, me poser et réfléchir avant de prendre une mauvaise décision.

– Matt…

Ses yeux m’implorent. J’ai beau faire, cette femme reste mon talon d’Achille, quoiqu’elle dise, je suis prêt à encaisser. Même si je dois le payer à coup de Jack Daniels pendant les mois à venir.

– Matt, il m’a appris…

– Tu te fous de ma gueule ?

Cette fois, je hurle, sors du lit et la pointe du doigt.

– Non Cass, non ! Évite moi les détails tu veux.

– Quoi ?

Elle s’assoit sur le lit et remonte la couette sur sa poitrine.

– Matt…J’ai essayé…mais..

– Putaiiiin.

La lampe de chevet ne survit pas à mon excès de colère. Elle s’écrase au sol dans un amas de porcelaine. Je frotte mes tempes, mon cerveau hurle et mon cœur éclate, je pensais avoir atteint le fond, mais apparemment, on peut creuser encore.

– Cassandra bordel ! OK t’as besoin de nouveauté mais…tais-toi !

Elle semble abasourdie par ma réaction, recule et resserre le drap contre elle. Je l’effraie, merde.

– Cass, je…je suis désolé de te faire peur mais je ne m’excuse pas de la situation, putain ça fait mal !

La chambre n’est pas assez grande, j’étouffe, j’ ai besoin d’air mais je poursuis:

– Pourquoi ? Pourquoi tu ne nous laisses pas une chance ?

– Une chance ? Et tu crois que je fais quoi, là ?

Son regard passe de la peur à…la colère ? L’ incompréhension ?

Je recule, j’ai besoin de réfléchir et tente de me réfugier dans la salle d’eau attenant à notre chambre.

– Matt, attend !

Je me fige, complètement perdu.

Je ne veux pas la perdre, ni la fuir mais certainement pas me rabaisser à la réclamer. Je m’appuie lourdement contre le chambranle, la situation est épuisante.

Elle doit prendre sa décision, tant pis, j’assumerai:

– Tu comptes me quitter quand ?

Je ne sais même pas si elle m’entend, c’est plus un murmure qu’une véritable question.

Un excès d’orgueil contrariant.

– Quoi ?

Je tente de reprendre une voix plus sûre, presque agressive:

– Tu as pensé aux enfants ? Tom est jeune et…

– Je ne veux pas te quitter, Matthew.

Je ricane. La situation est grotesque. Hors de question que je cautionne son adultère et continue de vivre comme si de rien n’était. J’ai ma fierté quand même. Elle se lève, s’approche doucement, si belle dans cette nuisette.

Sommes-nous arrivés à la fin ?

Est-ce la dernière fois que j’admire ses longues jambes dénudées ?

Je suis trop las et sans doute si lâche que j’envisage de lui pardonner pour avoir encore une fois l’occasion de la toucher, de lui faire l’amour.

– C’est ce que tu crois ? Que je veux partir ?

J’appuie ma tête contre le mur et ferme les yeux.

– Matt, regarde moi.

Elle caresse doucement ma joue, mes lèvres. Ces lèvres qui l’ont embrassée tant de fois et veulent le faire encore.

Lentement, elle se met sur la pointe des pieds et approche sa bouche de la mienne.

– Matt, c’est un coach.

Je repousse violemment sa main, la brûlure de la douleur coulant dans mes veines.

J’ouvre la bouche mais elle est plus rapide que moi.

– C’est un coach en sexualité du couple, chéri.

Un quoi ?

Elle sourit doucement, fière et rassurée, puis ajoute:

– Je ne te quitterai pas, mon amour.

Je suis complètement perdu et elle jubile. Mon comportement lui confirme certainement que je tiens encore à notre couple. En doutait-elle ?

– J’ai contacté Kevin car nous avions besoin d’aide.

Mes bras tombent le long de mon corps et je peine à remettre du sens dans mes idées.

– Tu n’as pas couché avec lui ?

Elle éclate de rire et fonds sur moi, ses bras autour de mon cou. j’attrape sa main et insiste, dubitatif:

– Cass, réponds-moi. Dis-moi que tu n’as pas couché avec ce type.

Elle glousse contre mon torse.

– Non, je n’ai couché avec aucun autre homme, je te le jure.

Mon corps se détend et je glisse à terre doucement. M’adossant à la porte, je souffle et passe mes mains sur mon visage. Elle s’assoit alors sur mes jambes étendues au sol.

– Je t’aime, espèce d’idiot.

– Tu m’aimes toujours ?

– Bien sûr. Même si dernièrement, j’avoue que je t’aimais différemment.

– Moins ?

– Non, pas vraiment.

J’ajuste sa position sur moi et l’écoute redonner un sens ma vie.

– Disons, qu’entre les enfants, le boulot et tout le reste, j’ai toujours su que tu étais là. Je n’y prêtais plus attention. C’était une habitude, une certitude. Et même si je n’ ai jamais douté de nous, on s’est perdu dans la facilité.

Je la regarde, à mi-chemin entre compréhension et inquiétude

– C’est ce que Kevin m’a appris.

Je me tends de nouveau à ce prénom et elle caresse tendrement mes bras.

– Depuis combien de temps n’as-tu pas dit que j’étais belle, Matthew, ou attirante ?

– Tu es belle !

– Oui, peut-être, répond-elle dans un rire, mais tu ne le dis plus. De même que je ne cherche plus vraiment à te séduire car je pensais que c’était inutile.

Je comprends, je saisis enfin ses craintes. Je les comprend mieux que personne car elles se confondent aux miennes.

Cette peur qui nous ronge car nous nous croisons, sans nous voir.

Cette habitude de se parler mais de ne plus se comprendre, s’entendre mais ne plus s’écouter.

J’attrape le bas de sa nuisette et souris tendrement en ajoutant:

– Ce qui explique la nuisette ce soir ?

– Hum.

– Quoi d’autre ?

– Euh..

Elle hésite, mes mains caressant ses cuisses.

– Et bien, nous devons réapprendre à nous connaître…intimement.

Un couinement sort de sa gorge quand ma main atteint sa culotte.

– Et ?

Elle gigote tentant d’atténuer la pression qui s’installe entre ses jambes.

– Cass ? je t’écoute. Que t’a apprit ce conna…ce type ?

– Heu…nous devons faire l’amour ailleurs que dans notre chambre et…

– Très bonne idée, dis-je en riant, j’adorerai te voir dans cette nuisette allongée sur la machine à laver

– Quoi ?

Elle se redresse sortant de sa léthargie. Je ricane et enlace sa taille.

– Cass, je crois que ce type a raison.

Je l’empêche de répondre en frottant mon nez contre le sien.

– T’imaginer avec un autre m’a anéanti. Je ne peux pas décrire toutes ces images qui m’ont obscurci le cerveau depuis quelques jours.

Elle pose sa tête sur mon épaule, sûrement gênée d’avoir laissé le doute m’envahir.

Je prend son visage entre mes mains et poursuis:

– Je t’aime Cassandra Valenti. De tout mon cœur mais je crois que j’ai oublié de te le dire, de te le prouver et avoir failli te perdre me fait réaliser la chance que j’ai d’avoir une femme qui se bat pour nous alors que j’ai failli baisser les bras.

J’embrasse sa bouche d’un frôlement.

– J’irai rencontrer ce type avec toi et nous apprendrons à mieux nous aimer, je te le jure.

Elle soupire de soulagement, pose son front contre le mien.

– Je t’aime.

Et putain, moi aussi je l’aime.

Plus qu’avant, je crois.

Mieux qu’avant en tout cas.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • Je ne sais pas si l’auteur est édité mais il pourrait y prétendre; Deux bémols à mon goût. attention à la “modernité” de l’écriture (je coince un peu sur les “mec”du dialogue, mais bon je suis une vieille hein). Et les incises sont inexistantes ce qui me fait juste HURLER!
  • J’ai beaucoup aimé, un texte touchant qui doit parler à beaucoup.
  • très joli, j’aime beaucoup. La lecture est fluide, c’est touchant.
  • Lecture fluide, sans accroche, écriture moderne, j’aime beaucoup

Participant n°3 :

ETRAPPE, le 5 décembre 2010

Mon plus que parfait amour,

Les heures sont si longues, à l’horizon de toi. J’avais imaginé te raconter mes jours, les occupations saines qui me tiennent debout pendant que mon coeur sombre dans l’océan de vide où l’ancre de tes bras ne le tient plus à flots.

Mais voilà que je geins comme un enfant perdu que sa mère a laissé. Voilà que je soupire, à n’en plus respirer, après le souffle doux dont tu me caressais. Pendant que toi, loin de moi, tu continues à vivre… Comment peux-tu marcher, dormir, parler, manger, pendant que je me meurs ?

Pardon. Pardonne-moi, mon plus que parfait amour. J’avais promis d’être forte et joyeuse et de ne t’envoyer que de bonnes nouvelles.

C’est si dur. Je suis si faible, si petite et fragile quand l’éclat de tes yeux ne me rend pas jolie, quand ton sourire ardent ne me fait pas plus forte, quand tes mots de velours ne me transforment pas en reine de Saba.

Je ne sais vivre que dans l’ombre de tes pas, aussi faut-il que tu reviennes incessamment. Je ne pourrai tenir longtemps sans le nectar de tes baisers, sans l’essentiel secours de tes caresses, sans l’indispensable abri de ta tendresse.

Je t’aime de l’aurore à l’infini, de l’enfer à l’ennui, de l’azur à la nuit. Je ne suis même pas la moitié de moi, quand tu n’es pas là. Je ne suis que le reste de l’ombre effacée de nos derniers émois. La flamme de ma vie ne se consume plus. Elle est près de s’éteindre, et mon ultime espoir est que dans un « je t’aime » échappé de tes lèvres, un souffle igné d’amour me ravive et m’embrase.

Allez, je t’attends sans patience, assise à la fenêtre. Reviens-moi, mon amour. Que ce voyage, enfin, connaisse aussi sa fin et que nos peaux retrouvent l’écrin qui est le leur, moi pour toi, toi pour moi.

Je t’aime à tout jamais, mon plus que parfait amour.

Celle qui n’est que tienne.

⇒ Les commentaires du Jury : 

  • très beau texte . il y dedans comme un goût de la correspondance amoureuse de Joséphine et Napoléon, chère à mon coeur. J’apprécie!
  • Une très jolie lettre tout en douceur.
  • c’est magnifique. Une très jolie lettre d’amour ❤
  • magnifique ! J’aime particulièrement cette phrase : Je t’aime de l’aurore à l’infini, de l’enfer à l’ennui, de l’azur à la nuit

Participant n°4 :

C est un 11 mai que nous nous sommes rencontrés Étonnée, apeurée par ton regard qui ne cessait de me fixer Presque hypnotisée, mais tu as su me rassurer Tes sourires m ont fait chavirer et ta douceur prévenant m a conquise à jamais Tu n avais pas exactement le profil de la personne espérée Mais à ce jour aucunement de toi je ne me séparerais Au fil du temps nous nous sommes de plus en plus aimés Nos liens se sont encore resserrés et formidable est notre complicité Notre histoire a eu du mal à commencer mais comme toutes les belles choses elles sont destinées à perdurer Bientôt le 14 février. … J en ai vécu bien sûr des plus ou moins heureux avant toi Mais depuis Toi, tout a changé TOI tu n es pas l homme de ma vie Mais mon enfant tant désiré, ma fille pour la Vie Tu es mon bonheur né trisomique et nous sommes liées pour l éternité Et si parce que ta différence éloigne les lâches et les timorés Juste pour que je passe un 14 février accompagnée Je préfère garder les 364 autres jours à t aimer.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • Jolie écriture beau texte beaucoup d’émotion.
  • c’est très joli.
  • un magnifique poème.

Participant n°5 :

Un moment comme un autre dans ma vie

J avance dans celle-ci pleine d assurance

Soudain une sensation de doute m envahit

Et seme en moi troubles et impuissance

Quelle est cette emotion qui surgit

Tel une chaleur envahissante

Pourquoi mes pensees me trahissent

Telle une agreable souffrance

Je lutte contre je ne sais ni quoi ni qui

Pour acquerir delivrance

Je lutte en vain car conquise

Par cette mysterieuse romance

⇒ Les commentaires du Jury :

  • harmonieux et bien tourné.
  • c’est tout doux
  • c’est joli et léger.
  • très joli texte, une belle déclaration d’amour. Le texte m’a beaucoup touché

Participant n°6 :

En ce jour si normal pour les autre,

Mon cœur ce meurt de toi.

Cette date symbolise notre plus belle rencontre,

Un jour merveilleux en sois.

J’étais sous ton charme,

L’amour faisait battre mon cœur

Je n’osais imaginer le drame

Qui surviendrait au bout de quelques heures.

Nous avons rie, dansé,

Sous un clair de lune tu me taquiner .

Je me sentais aimé,

J’aurais tout donner pour que cet instant ne s’arrête jamais.

Cette nuit là tu m’a fait la promesse d’être toujours auprès de moi,

Que ton cœur m’appartenait,

Que tu defierais, s’il le fallait les lois,

Pour me prouver que j’étais celle qui t’étais destinée.

Dans l’euphorie du moment,

Te croyant à l’abri de tout,

Au ciel et à la terre tu as fait entendre ta voix,

Que dorénavant ce n’était plus toi ou moi que c’était devenu « nous ».

J’étais fière et amoureuse,

En te regardant crier tes émotions,

Ta joie m’avais contaminer je me sentais fougueuse,

Je regrette j’aurais du faire attention.

Des phares éblouissants sont arrivés,

Et sans que nous ayons le temps de réagir,

Cette voiture ta percuté,

Tu t’es effondré dans un cri pendant que je regardais ce chauffard s’enfuir.

Je te revois étendu sur le sol,

Essayant de me faire un sourire rassurant.

Je me suis effondrée à coter de toi pour que tu me console,

Que tu me dises que je ne m’inquiète pas que ce n’était pas encore ton moment.

Ta main sur ma joue à essuyer une larme,

Dans un ultime souffle tu m’as dit de sourire,

Que tu puisse à jamais graver mon visage heureux avant de rendre ton âme,

Que ton moment était venu que l’heure était pour toi de partir.

J’ai répondu à ta volonté

Je t’ai sourit en te disant tout mon amour,

À cet instant tes yeux se sont fermés,

Sans que je n’ai aucun recours.

Les années se sont écoulés,

Mais malgré ça je n’oublie pas,

Qu’en ce jour si banal pour les gens qui n’ont pas ta perte à surmonter,

Que cette date représente pour moi le moment où les mon cœur cessa.

J’ai encore une fois aujourd’hui,

Déposée sur ta tombe des roses rouges,

Signe de notre amour à moi et notre fille,

En te pleurant que tu habites toujours mes songes.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • très belle poésie beaucoup d’émotion. un très beau message
  • L’écriture est très jolie, on y perçoit beaucoup d’émotion
  • un triste poème, mais qui décrit tellement l’amour, c’est très joliment écrit
  • fluide, harmonieux. Facile à lire et de belles tournures.

Participant n°7 : 

Rêverie d’une promeneuse solitaire C’est le printemps. La saison de l’amour par excellence. Le redoux a paré la nature de nuances vert tendre. Dans chaque square, pousses et bourgeons ont surgit de nulle part. Partout, de petites fleurs aux teintes acidulées éclosent. Les insectes rivalisent de vigueur et se poursuivent deux à deux dans de complexes chorégraphies. Les oiseaux ne sont pas en reste, roucoulant à tout va, s’adonnant à de savantes parades amoureuses. De sa fenêtre, Lise observe ce manège avec mélancolie. Elle se demande surtout pourquoi cela semble si simple pour les uns. Si compliqué pour les autres. Cela fera bientôt cinq ans qu’Antoine est parti. Cinq ans de solitude et de remise en question. Cinq ans à espérer rencontrer enfin quelqu’un qui vaille le coup. Et par rencontrer, elle entend tellement de choses. Pas seulement faire connaissance. Mais se reconnaître, se désirer, s’ouvrir l’un à l’autre, abandonner toute résistance, comme une évidence. De ces rencontres qui bouleversent une vie. Dont on ne se remet pas. Ah… si tout était aussi facile que pour ces fleurs, ces animaux. Mais hélas, le lot des humains est tout autre, se dit Lise en fermant les rideaux. Comment rencontrer quelqu’un aujourd’hui ? Comment lui faire confiance ? A la terrasse des cafés, dans le bus ou à la salle de sport, personne ne se parle. Chacun le nez dans son portable. Quand elle se promène en ville, Lise cherche les regards, espérant croiser celui qui fera faire boum à son cœur. Mais ses yeux n’accrochent que le vide atone et déshumanisé des gens pressés qui fuient tout contact. Oh, elle a bien essayé les réseaux sociaux… Mais tout ce qui lui en reste, c’est l’idée qu’à travers l’autre, au final, c’est soi-même qu’on y cherche. Chacun semble ne s’intéresser qu’à lui, qu’à combler un vide, une blessure narcissique peut-être. La course aux like, les selfies, les amitiés intéressées… très peu pour elle. Il n’en est rien sorti et elle a vite abandonné. Le soir tombe sur cette journée printanière. Une pluie fine et battante s’en vient arroser celles et ceux qui ont oublié de rentrer. A l’abri de sa chambre, Lise se couche. Elle rêve à des jours meilleurs. Elle rêve et rêve encore. Un fantasme se dessine, se précise dans ses songes. Elle se promène dans un parc magnifique. Autour d’elle des massifs de fleurs aux senteurs capiteuses embaument l’atmosphère. Un fin ruisseau court et serpente entre les rochers, en chantant un air vif et joyeux. Elle hume l’air à plein poumons. S’emplit de la douce mélodie du filet d’eau. Tourne sur elle même. Ferme les yeux. S’enivre de sensations. Lorsqu’elle reprend sa balade, un bruit nouveau l’interpelle. Elle lève les yeux. Un homme. Il marche d’un pas tranquille. Flâneur solitaire. Leurs regards se croisent. S’abaissent. Se cherchent. Se rencontrent à nouveau. C’est lui, se dit-elle. Dans son sommeil, Lise sourit. Si seulement, pensera-t-elle demain à son réveil.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • joli et bien tourné, naïf mais délicat. Peut-être à développer un peu plus
  • une petite parenthèse toute douce
  • C’est joli et bien écrit
  • les problèmes de l’amour, malheureusement… On a tous à un moment ou à un autre souffert de ça… ! Très joli texte

Participant n°8 : 

Je repense à toi,quand tu courrais sur la plage et moi j’avais la tête dans les nuages.tu étais mon ancrage.

Pendant des mois,toit et moi c’était joie,bonheur,folie et tout sa pour finir dans le déssaroi?

Tout à basculé ce jour d’été,anéanti pour ton rejet,sans vraiment savoir ce qu’il s’est passé.

Tu m’as laissé,abandonné,je me suis renfermé pour oublier ce passé. J’ai échoué,tu étais dans chacune de mes pensées,je voulais savoir pourquoi?

Je t’ai téléphoné,tu as accepté de me parler,

On s’est donné rendez vous,quand je t’ai vu je suis tombé des nues…ton p’tit ventre arrondis,pourquoi tu ne me l’as pas dit! La peur était au rendez vous,pourquoi avoir cette crainte que je te quitte? Tu es celle que j’aime,jamais je ne t’abandonnerai,toi et moi c’est pour l’éternité,OUI toi et moi et dans plusieurs mois nous serons trois.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • Très mignon et adorable. Quelques fautes. Joli dans l’ensemble
  • c’est tout mignon
  • Que c’est romantique. ❤
  • un très beau message. J’aime beaucoup. C’est vrai que, parfois, les points de vue divergents, au sein d’un couple, peuvent créer des non-dits et des incompréhensions. Mais là, j’enfonce des portes ouvertes

Participant n°9 : 

A toi,

Qui d’un regard

M’a sorti du trou noir.

A toi,

Qui d’un sourire

M’a rendu ma joie de vivre.

A toi,

Qui d’amour

M’a enveloppé jour après jour.

A toi

Qui aujourd’hui

Est le soleil de ma vie.

A toi,

A qui je dédis

Ces quelques mots et te remercie…

A toi,

Que j’aime à l’infini,

Et par un « oui » échangé devant notre famille et nos amis

Nous permet d’être unis pour toute notre vie.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • Très joli…mais un peu court !
  • c’est très joli
  • wahou 😍
  • Joli ❤
  • c’est un peu court, mais j’aime beaucoup la structure du texte. Et puis, le message est super mignon 🙂

Participant n° 10 :

À mon cher et tendre amour de jeunesse

C’est à partir de ce moment que j’ai su…

C’est à partir de ce moment que j’ai su que j’étais tombé amoureuse de toi.

Lorsque tes deux billes vertes ont croisées les miennes, j’ai su que c’était le cas.

Toute mon adolescence a été marquée par ta présence.

Les palpitations que tu provoquais en moi, confirmait mon sentiment envers toi.

Boom… Boom… Boom… Boom… Boom…

Tes petits regards en coin m’intimidaient.

Tes adorables sourires me faisaient fondre d’amour pour toi.

Tes séduisants touchers m’enflammaient.

À mes yeux, c’était plus que simple béguin de lycéen.

Puis, je t’ai avoué mon impénétrable secret.

Je t’aime, William !

Les années ont passées et notre relation est restée telle quelle.

Tu le savais et pourtant tu faisais comme si rien n’était arrivé.

Malgré tout, nous avons gardé notre belle complicité.

Tes mains sur ma taille, tes étroites câlineries et tes baisers sur ma joue me procuraient une sérieuse défense contre tout ce qui pourrait m’atteindre.

Néanmoins, tout ce que tu pouvais m’offrir était ton affection.

Un amour non réciproque.

Les années ont passées tout comme la fin de notre secondaire.

Je t’ai envoyé un savoureux message.

Une invitation de ma part. Pour notre bal des finissants.

J’ai attendu. J’espérais que ta réponse soit certaine.

Le soir même, j’ai finalement eu ma confirmation.

Non ! Pourquoi… ?

Je n’étais pas ton genre de filles.

Tu me trouvais mignonne, mais tu me considérais seulement comme une amie.  

Tu étais désolé de m’avoir laissée paraître que je t’intéressais.

En finissant, tu m’as avoué que tu étais amoureux d’une autre fille.

Mon cœur s’est brisé en plusieurs morceaux.

Boom… Boom… Boom… Boom… Boom…

J’ai pleuré, pleuré, pleuré, pleuré.

Un torrent de larmes coulait sans que je ne puisse arrêter ce mal.

C’est à partir de moment que j’ai su que tu avais éteinte la lueur d’espoir que j’avais en moi.

La perspective de trouver un jour l’amour était une représentation que j’avais beaucoup trop idéalisée.

Les années ont passées et j’ai finalement pris la décision de forger une grande forteresse afin de protéger mon cœur d’artichaut.

Les années ont passées et je suis devenue une femme forte et indépendante.

Une belle femme.

La lecture est devenue mon moyen de prédilection pour m’aider à m’échapper de mon quotidien.

Ainsi, je me suis découvert une grande passion pour les livres.  

Mon esprit romantique cachait également un caractère analytique.

Mon cœur était désormais en sécurité et ne battait que pour moi.

Seulement pour moi.

J’avais retrouvé goût à la vie.

J’ai pu entrevoir une infime partie d’espoir.

Les années ont passées…

Tu es revenu.

Tu m’es apparu comme par enchantement.

Une légère terreur m’est survenue.

Mais… en croisant tes deux émeraudes, tout ce que j’ai ressenti n’était rien de plus qu’un simple pincement.

J’ai versé de nombreuses larmes pour une personne qui ne m’aimait pas en retour.

C’est à partir de moment que j’ai su…

C’est à partir de moment que j’ai su que mon cœur avait définitivement tourné la page.

La fin de mon adolescence a brillée par ton absence.

Pourtant… Si seulement j’avais su ce qu’il se passerait, jamais je me serai éprise de toi.

Qui sait ?

L’amour est une puissante magie que personne ne peut contrôler.

Merci.

Merci, William !

Grâce à toi, j’ai décelé qui j’étais réellement.

Qui suis-je ?

Une femme gracieuse et pétillante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

William, grâce à toi, j’ai saisi plusieurs parties de moi que je ne connaissais pas.

À tes côtés, j’ai pu percevoir ce que c’était l’amour à sens unique.

Tu fais partie d’une sombre période de mon passé.

Une époque lointaine.

Terminée.

Désormais, il est temps que je terrasse ma barricade de pierres.

Il est temps pour moi d’ouvrir de nouveau mon cœur à l’amour.

De pressentir l’avenir.

D’espérer une rencontre inattendue.

Elle est toujours présente à mes côtés.

Je la sens.

Je la laisse m’envahir une autre fois.

Je la laisse m’éblouir une nouvelle fois.

Elle est là.

Je la sens.

Ma lueur d’espoir.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • Assez bien structuré quelques répétitions . le mélange prose poésie est pour moi déstabilisant
  • C’est joliment écrit.
  • très belle écriture !

Participant n°11 :

L’étang des fées

Il était une fois, dans un petit royaume entouré de grands royaumes, une princesse aussi jolie que gentille. Cette princesse aimait rêver le monde qui l’entourait : sa nourrice était une bonne fée, les chevaliers partaient combattre des dragons tous les matins pour ramener du feu au château, et son père était parfois un bon roi et parfois un méchant sorcier suivant si ses décisions contrariaient la princesse ou non.

Le père de la princesse et tous ceux qui habitaient dans le château l’aimaient tendrement et jouaient volontiers son jeu. Mais le roi s’inquiétait de l’avenir de son royaume : sa fille devenue reine, qui veillerait sur elle ? Les autres rois qui vivaient dans les grands royaumes ne seraient pas toujours contents des accords qu’ils avaient conclus… Aussi le roi décida-t-il que sa fille devrait se marier sitôt que sa nourrice la jugerait prête.

La pauvre princesse apprit cela de la plus triste des manières, le jour de son treizième anniversaire : elle venait à peine de souffler ses bougies que son père, à la place d’un cadeau, lui annonçait que, dès le lendemain, elle devrait écrire une lettre à tous les princes des pays alentour afin de les inviter à la rencontrer, et que l’un d’entre eux l’épouse avant ses dix-huit ans.

La princesse supplia son père encore et encore mais il ne changea pas d’avis. Il regarda avec tristesse sa petite fille chérie s’enfuir dans sa chambre en pleurant : c’était pour son bien et un jour, elle le comprendrait.

Le cortège des princes commença dès le mois suivant. Le premier qui se présenta était si âgé qu’il aurait pu être son père. Le second était bien trop jeune pour envisager le mariage, même cinq ans plus tard ! Et tous les suivants avaient les pires défauts du monde selon la princesse : l’un était arrogant, l’autre orgueilleux, un autre encore était un goinfre tandis que son frère ne cessait de faire la morale à quiconque avait le malheur de sourire.

Tout cela était bien mal engagé…

Le seul moment de réconfort, pour la princesse, était celui où sa nourrice l’emmenait se promener et lui racontait une histoire. Sa préférée était celle de l’étang des fées et, à chaque fois que sa nourrice lui laissait le choix du récit, elle la lui réclamait. Mais ce jour-là, la nourrice lui raconta une histoire qu’elle disait être vraie : le fils disparu du roi voisin.

Le roi voisin avait trois fils, tous plus beaux et intelligents les uns que les autres. Mais c’était une famille maudite et tous trois, bien que destinés à faire de grandes choses, étaient aussi destinés à ne jamais connaître le bonheur d’aimer et de fonder une famille.

Le premier des fils mourut lors d’un duel amical contre le fils d’un roi ami. Cette perte, aussi tragique qu’accidentelle, chagrina beaucoup de gens, à commencer par les deux rois. Rendu fou de chagrin, le père du prince déclara la guerre à son vieil ami, exigeant pour réparation la vie de celui qui lui avait ôté son aîné.

Durant cette guerre, lors d’une bataille funeste à bien des points de vue, le second fils mourut également, emporté par une flèche malheureuse lancée au hasard. Il avait remporté de nombreuses batailles en faisant en sorte qu’il n’y ait pas trop de morts dans les deux camps et on le regretta beaucoup. Mais sa mort avait un point positif : accablé, le vieux roi se retira et présenta ses excuses à son ancien ami, ami qui le pardonna volontiers, ne sachant que trop ce que lui-même ressentirait s’il venait à perdre son fils unique.

Le troisième fils était de loin le plus intelligent et le plus beau, mais aussi le plus vaniteux. C’était un maître exécrable qui, bien qu’attristé par la mort de ses frères, ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ferait de toute façon un meilleur roi que ses aînés.Un jour qu’il chassait, il eu le malheur d’insulter une fée et, au dire de tous ceux qui l’accompagnaient ce jour-là, disparu purement et simplement.

Apprenant cela, le vieux roi ferma les portes de son château et confia son royaume à ses ministres, se retirant dans sa chambre en attendant son heure, ou le retour d’un de ses fils… On murmure que son attente n’est pas si folle, et qu’un jour quelqu’un retrouvera le troisième fils. Celui-ci aurait alors appris la leçon que la fée lui avait donnée et reviendrait changé à jamais, près à prendre la succession de son père, et accompagné d’une princesse si douce et si gentille que sa présence à elle seule lèverait la malédiction qui pesait sur cette famille.

La princesse eut bien du mal à croire à cette histoire, surtout en ce qui concernait la fin : pour elle, le prince n’avait pas insulté une fée mais une méchante sorcière qui l’avait réduit en poussière pour la peine, et il l’avait bien mérité ! En revanche, elle était très triste pour le vieux roi et, dans un sens, elle espérait un peu, mais rien qu’un peu, qu’un jour le prince reviendrait et que la malédiction serait levée…

* * *

Le temps passa et la princesse atteignit ses seize ans. Les princes qui la courtisaient avaient bon espoir que bientôt elle fasse un choix, tout comme son père, et redoublaient d’effort pour lui plaire. Pourtant, ils trouvaient bien étrange cette princesse perchée dans les nuages qui parlait aux animaux…

Personne ne le savait, pas même la nourrice, mais la princesse avait un secret. Un jour qu’elle avait fait tomber un ballon dans une mare derrière le château, elle avait rencontré une petite grenouille qui le lui avait gentiment rapporté, alors que la balle était trop loin pour que la princesse puisse la récupérer elle-même. Depuis ce jour, la grenouille et elle étaient les meilleures amies du monde et la princesse allait la voir tous les jours pour la distraire de sa solitude.

Oh, bien sûr, ce n’était pas un gros secret et la grenouille ne lui répondait jamais, mais la princesse aimait à imaginer cette amitié comme une amitié secrète et interdite. De plus, la grenouille était toujours là quand elle venait et l’écoutait jusqu’à ce qu’elle parte : elle la reconnaissait à la petite tâche qu’elle avait sur le dos et qui avait, avec un peu d’imagination, la forme d’une couronne vert foncé.

Un jour, elle revint d’une partie de chasse à laquelle un prince l’avait emmenée bien malgré elle et se précipita discrètement à la petite mare pour raconter une rencontre très singulière et très amusante qu’ils avaient faite dans la forêt. Son amie ne tarda pas à arriver et l’écouta bien attentivement raconter son récit. La petite grenouille était un public excellent : au bon moment, elle coassait de façon moqueuse ou pour encourager la princesse à continuer. Lorsque la princesse eut fini son récit, elle s’apprêta à prendre congé de son amie comme le soir tombait. La petite grenouille saisit alors sa chance et bondit sur la robe de la jeune femme, qui cria de surprise avant de se couvrir la bouche de ses mains, figée, espérant que personne ne l’avait entendue et ne viendrait la déranger dans son jardin secret. Comme personne ne venait, elle baissa les yeux sur la grenouille, qui en avait profité pour grimper sur ses genoux et la regardait maintenant de ses grands yeux globuleux.

Attendrie, la princesse la prit dans ses mains en coupe avec une grande douceur, et la ramena dans son palais. Là, elle fit des demandes très étranges à ses deux suivantes : une bassine d’eau fraîche, un nénuphar, un peu de terre et un grand bocal rempli de mouches, autant qu’elles pouvaient en trouver. Cela apporté, la princesse composa une petite mare à son amie, qui s’y installa avec plaisir.

La princesse affirma à tous qu’elle avait trouvé une petite grenouille blessée et l’avait recueillie. Celle nouvelle lubie animalière n’étonna qu’à moitié : tous connaissaient son grand amour des bêtes. Seule la nourrice fut mise dans la confidence. Elle regarda attentivement le petit amphibien et sourit avant de promettre qu’elle en prendrait grand soin si jamais la princesse devait s’absenter.

* * *

L’année de ses dix-spet ans fut la plus dure pour la princesse. Les princes s’étaient multipliés, sans qu’elle ne sache comment. A croire que la plupart des lettres qu’elle avait écrites lorsqu’elle avait treize ans – et qui avaient reçues une réponse négative – étaient désormais reconsidérées puisqu’elle était en âge de se marier !

La princesse était écœurée par la mauvaise foi des princes, par leur orgueil, leur arrogance et leur manque d’ouverture d’esprit. Tous la prenaient pour une jolie poupée à la tête vide qui ne ferait que leur donner des héritiers le moment venu et leur apporterait, en attendant, des terres supplémentaires.

Même l’affection de sa nourrice et de son amie grenouille ne suffisaient plus à lui faire retrouver sa joie. Elle voyait le jour de ses dix-huit ans se rapprocher affreusement vite sans que l’un de ses prétendants ne se décide à changer d’état d’esprit et à sortir du lot…

Parfois, alors qu’elle câlinait sa petite grenouille adorée, sa nourrice leur racontait des histoires, comme quand elle était petite. Et un soir, elle reprit la vieille légende de l’étang des fées.

Un jour que les plus âgées des fées se réunissaient afin de discuter de l’avenir du monde des hommes, elles en arrivèrent à cette conclusion : les hommes ne savaient pas se débrouiller sans elles, et il fallait que cela change ! Alors, réunissant tout le peuple des fées, elles créèrent l’étang des fées.

Cet étang avait deux propriétés magiques : la première était de cacher le pays des fées, qui disparaîtrait des cartes, et seuls les humains les plus déterminés et méritant pourraient le trouver. Le seconde était qu’il pouvait accorder un vœu à cet humain si sa requête ne nécessitait pas forcément l’intervention d’une fée. Ainsi, son eau pouvait par exemple devenir magique pour soigner les blessures et les maladies. L’être parvenu jusque-là devait simplement s’agenouiller tout près du bord et se pencher pour murmurer son vœu à la surface de l’eau. Alors il attendait quelques temps et son vœu se réalisait sous ses yeux : l’eau devenait comme un miroir qui permettait de voir le vœu accomplit. Mais cela ne fonctionnait que si le cœur de l’humain était désintéressé et pur.

Le récit racontait l’histoire d’un paysan qui souhaitait sauver sa famille. Même si la princesse adorait cette histoire, elle ne sembla pas vraiment l’écouter, enfouie dans son chagrin et son angoisse. Pourtant, son esprit nota soudain des éléments qu’elle n’avait jamais remarqués et, quand la nourrice conclut son histoire en lui baisant le front, elle pensait savoir où se trouvait l’étang des fées !

Ce soir-là, à la surprise générale, elle retrouva un peu de sa bonne humeur. On crut que c’était parce qu’elle avait finalement arrêté son choix, et elle les laissa croire, annonçant même qu’elle ferait part de sa décision le lendemain. Tout le monde cette nuit-là s’endormit sereinement, convaincu qu’il y aurait un nouveau prince très bientôt. Tout le monde, sauf la princesse.

Sitôt que la nuit fut tombée et qu’elle fut certaine que tous étaient endormis, elle se releva et s’habilla en hâte. Lorsqu’elle fut prête, elle prit en douceur sa grenouille, qui s’éveilla et coassa une question. La jeune femme sortit par son chemin secret, qui lui assurait de ne pas être repérée, et se rendit à la petite mare où elle avait rencontré son amie. La grenouille comprit alors que le temps des adieux était venu. Tristement, la princesse lui demanda pardon de l’abandonner ainsi et déposa un petit baiser sur son front vert, avant de la poser en douceur sur son nénuphar et de partir dans la nuit.

Lorsqu’elle fut assez loin du château pour qu’on ne la remarque plus, elle se retourna une dernière fois, pour dire adieu à ceux qu’elle aimait. Elle plissa alors les yeux : là, pas loin d’où se trouvait la mare, elle était sûre d’avoir vu quelqu’un ! Mais la nuit noire ne lui permettait pas de distinguer quoi que ce soit, aussi elle continua seulement son chemin. Celui-ci fut rude et long, elle dû marcher toute la nuit, mais à l’aube, elle avait atteint son objectif.

Devant elle s’étendait, à perte de vue, une grande clairière entourée d’arbre et, à la lisière opposée, un grand étang. Ravie, elle alla s’agenouiller devant, se pencha et murmura son vœu.

* * *

Il y avait bien quelqu’un près de la mare. Ou plutôt dans la mare. Le jeune homme en sortit en hâte et se précipita à la suite de la princesse avant de s’arrêter. Devait-il vraiment la rattraper ? Elle était si malheureuse ici… Il observa sa forme se dissoudre dans l’ombre de la nuit, indécis.

Il réfléchit là toute la nuit, indifférent à son pantalon mouillé jusqu’aux genoux, ou à toute autre chose que le bout de nuit qu’il fixait intensément, bout de nuit qui s’éclaircissait de plus en plus alors que l’aube approchait.

Soudain, il se décida. Il avait passé la majorité de sa vie dans une mare et ses plus beaux jours s’étaient passés auprès de cette princesse. Il ne comptait pas y renoncer de suite ! Et peut-être pourrait-il à la fois la contenter et contenter le roi ?

Il se leva d’un bon et courut au château. Personne ne voulut croire que la princesse s’était enfuie, pas avant que la nourrice elle-même ne vienne confirmer que la princesse avait disparue. Pour autant, aucun des princes qui était là ne l’écouta plus lorsqu’ils lancèrent les recherches, chacun de leur côté, l’un affirmant qu’elle était partie de côté-ci et l’autre de ce côté-là.

Le roi seul, soucieux et chagriné, pris le temps de l’entendre et d’entendre son histoire. Lui offrant alors des habits secs et propres ainsi qu’un cheval, il lui confia la direction de la recherche de sa fille.

Pendant ce temps, une belle femme entrait comme par enchantement dans le château du royaume voisin. Aucun des domestiques ne semblait la voir, ni les chevaliers. La femme arriva sans problèmes dans les appartements du vieux roi accablé. Celui-ci fut le seul à la voir et eut peine à croire à ce qu’il entendait. Pour la première fois depuis des années, il sortit de ses appartements et reprit la direction des choses, affirmant devoir rendre visite à un ancien ami à lui, plus ancien encore que celui à qui il avait fait la guerre, et devoir partir sur le champ. Abasourdis mais heureux, personne ne lui posa de questions et le vieux roi pris la direction du royaume voisin en quatrième vitesse. La femme, elle, disparut.

* * *

Le jeune homme ne tarda pas à retrouver la trace de sa belle et la suivit diligemment jusqu’au bout. Tous les hommes qui l’accompagnaient finirent par abandonner, mais pas lui. Et enfin, il arriva dans la clairière, à l’étang des fées.

Là, sa belle princesse attendait, agenouillée devant l’étang, et lui tournait le dos, les yeux fermés. Il descendit de cheval et allait vers elle lorsqu’il remarqua sa nourrice juste à côté. La vieille dame se leva et lui fit face sans que la princesse ne bouge d’un pouce. Elle s’avança et, tandis qu’elle s’avançait, son apparence changea en celle d’une belle femme, la même belle femme qui, plus tôt, était allée au château du vieux roi accablé pour lui annoncer le retour d’un de ses fils.

Le prince recula : c’était la fée qui lui avait jeté un sort et l’avait transformé en grenouille, le condamnant à attendre dans une mare qu’une princesse daigne le remarquer et l’aimer tendrement, au point de lui offrir un baiser ! Il posa un genou à terre, cette fois-ci humble et repenti. La fée posa une main douce sur ses cheveux et disparut, retournant dans son pays. Le prince se releva et se dirigea vers sa princesse.

Celle-ci ouvrit doucement les yeux. La surface de l’eau ondulait devant elle, son vœu se réalisait : elle allait bientôt voir apparaître le visage de celui de ses prétendants qui l’aimait vraiment et qu’elle pourrait aimer. Un visage inconnu apparut. Elle ne comprit pas tout de suite ce que cela signifiait, jusqu’à ce qu’une main douce se pose sur son épaule, lui faisant tourner la tête. Il était là et lui souriait avec tant de tendresse qu’elle ne put que lui répondre. Il l’aida à se relever et ensemble, ils retournèrent au château de la princesse.

Là-bas les attendaient non pas un mais deux rois impatients et inquiets. Chacun des pères se précipita vers son enfant retrouvé et les réjouissances furent grandes dans les deux royaumes ce jour-là, presque autant qu’elles le furent pour le mariage de la princesse avec son prince-grenouille. Lorsque le prince l’emmena ensuite dans son château, la malédiction qui pesait sur sa famille fut levée grâce à la douceur et à la bonté de la jeune femme. Alors ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

⇒ Les commentaires du Jury :

  • Sur le forme rien à redire puisque tout est plutôt bien fait et structuré.J’ai juste pas accroché à l’univers ce qui ne remet absolument pas en cause les qualité littéraire de ce texte qui sont là et bien là!
  • L’écriture est fluide mais je n’arrive pas a entrer dans l’univers décrit
  • je n’arrive pas à accrocher à ce conte, mais c’est très bien écrit
  • une belle écriture, très fluide, bien amenée

Participant n°12 : 

Souvenirs des bons moments passés,
Gravés dans nos cœurs a jamais,
Nos peaux qui se frôlent un instant,
Fait remonter tout un mélange de sentiments…
Cet océan de désir,
Où l’on a vécu mille plaisirs,
Nos mains enlacées,
Nos corps enivrés…

Puis la tristesse,
S’insinuant tout en finesse,
Notre histoire n’est pas terminée,
Nos vies encore entremêlées,
Donne moi un baiser, Toi et moi à jamais

⇒ Les commentaires du Jury : 

  • La poésie étant un difficile exercice de symétrie j’ai quelques soucis avec la structuration du texte.
  • Un joli petit poème
  • Sans parler de poésie, car je m’y connais pas beaucoup, ce texte est très beau, poussé un peu plus il serait magnifique.
  • je rejoins les avis des autres. Peut-être encore un petit travail pour peaufiner le texte et le rendre vraiment extra ! Cela dit, il est déjà joli comme ça, il ne faut pas le nier 🙂

Participant n° 13 :

Il est ma lumière

Il est ma lumière lorsque je m’éveille

L’aurore de ses yeux me cueille et m’émerveille

L’aube de son sourire , ses doigts qui me caressent

Sont plein de jours qui pétillent de promesses

Il est ma lumière quand le jour a percé

Les nuages de mon esprit tourmenté

Ses paroles apaisent mes craintes et ma raison

Et je me tourne vers lui car il est ma passion

Il est ma lumière quand enfin je m’endors

Remplie de son amour, corps contre corps

Car mes nuits dans ses bras sont la félicité

Et ses « je t’aime » font de mes songes une réalité

⇒ Les commentaires du Jury : 

  • Beau quatrain, belle structuration en rimes suivis. Je pense que l’auteur peut tenter de se bousculer en essayant le sonnet (on y était presque!) se lancer dans la rime embrassée et pourquoi pas dans l’Alexandrin. Il y a matière à faire plus j’en suis certaine! Parce que cette base est excellente !
  • C’est un très beau texte
  • wahou, très beau. il est rythmé, j’adore
  • il y a quelque chose de musical, dans ce texte ! J’aime beaucoup !

Participant n° 14 : 

Passé, Présent, Amour

La porte claque alors qu’il entre en coup de vent dans la pièce, une cravate à la main, pour la troisième fois. D’un pas nerveux, il se dirige vers le dressing de sa chambre. Tout en passant ses doigts dans les mèches cuivrées et ébouriffées de sa chevelure, il soupire face à son reflet. Avec des gestes mécaniques maintes fois répétés, il forme un nœud savant avec le tissu, puis le glisse délicatement autour de son cou. Il aimerait tellement que tout soit parfait. Après tout, c’est un nouveau départ, un commencement plutôt qu’une fin. En tout cas, c’est ce que ses amis lui ont répété toute la semaine. Lui, il n’en est pas certain. Il pense que c’est comme ces conneries de dictons qu’on sort aux enfants à tout bout de champ, comme des preuves irréfutables d’une vérité connue des adultes seuls. Pour lui, la vie déroule ses images sans début ni fin. Pour lui, il n’y a que des milieux. Il vérifie quand même une dernière fois son allure, ôte machinalement une poussière inexistante sur son pantalon et quitte la pièce sans se retourner. Il y a dans l’air comme un parfum de nouveauté. Aujourd’hui va être un jour différent, il le sait, il le sent. Quelque chose va changer…

Un parc, il y a des années de cela. C’est le printemps. Les fleurs embaument l’atmosphère et les oiseaux envahissent l’air de leurs chants aiguës. Il a six ans et se promène souvent ici, avec sa nounou, après l’école. Aujourd’hui, elle s’est assise sur un banc avec un livre, alors il déambule sans but précis en laissant son regard errer. Il est plutôt d’une nature solitaire. Pas cette fois. Parce qu’elle est là, juste devant lui. Elle joue sur une balançoire, avec l’innocence des enfants, mais son air est grave. Ses yeux gris de fillette sont embués de larmes. Il s’approche doucement et sans bruit s’assied sur la balançoire voisine. Elle ne lui accorde aucune attention, continuant de se balancer inlassablement, comme pour toucher le ciel. Il aimerait la réconforter mais n’ose pas. Au bout de longues minutes, une femme l’appelle, sûrement sa mère. Elle s’apprête à partir sans lui avoir jeté le moindre coup d’œil alors, pour l’arrêter, il crie :  »Comment tu t’appelles ? ». Elle le regarde un instant, surprise par cette question brusque. Puis, pour la première fois, un sourire éclaire son visage et elle lui répond :  »Ève. Je suis nouvelle ici, je ne connais personne. Tu veux être mon ami ? ». Une question anodine d’enfant, et pourtant, leurs destins venaient de se sceller à jamais…

Le silence se fait dans l’église. Les premières notes de musique vibrent, brisant l’air et résonnant dans les cœurs. La mariée entre d’une démarche gracieuse, souriante au bras de son père. Elle s’avance vers l’autel, pas après pas, rayonnante de mille feux dans sa robe de dentelle blanche. Ses cheveux blonds et bouclés sont retenus par un diadème d’argent qui fait ressortir ses yeux gris. Ève. La plus belle femme qu’il ait jamais rencontrée. Le prêtre entame son discours d’une voix grave. Il ne peut détacher le regard de son visage. Si pur, si doux. Son  »oui » entre directement dans son cœur pour ne plus jamais en ressortir. Des mots parviennent à ses oreilles, dans un brouillard épais. Dans la richesse et dans la pauvreté. Dans la santé et dans la maladie. T’aimer et te chérir. Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Déjà la cérémonie se termine. Le perron de l’église est envahi par une foule bigarrée et enjouée. La gorge serrée, il retient une larme, serre quelques mains. Un parent, un cousin, un ami. Il se sent tellement seul. Il préférerait être avec elle, mais elle semble être devenue l’étoile autour de laquelle gravitent maintenant les invités. Des pétales de fleurs blancs se déposent sur son costume tout neuf. Il l’a acheté pour elle. Tout ce qu’il fait, c’est pour elle. Depuis toujours…

Le sang a une couleur plus sombre qu’il ne l’imaginait. La douleur est aussi plus forte que ce que Ève lui avait assuré. Mais il ne veut pas pleurer, il est grand maintenant, il a dix ans. Et puis, elle a beau être une fille, elle n’a même pas grimacé au contact de la lame métallique sur sa peau pâle. Il lui a envié dès le début cette assurance mêlée d’insouciance. Elle semble tellement adulte du haut de son jeune âge. Même à cet instant précis où elle récite une prière pour que leur amitié ne soit jamais détruite, son visage est tordu par la concentration, ce qui lui donne presque envie de rire. Mais il sait que s’il le fait, elle lui fera la tête pendant au moins une semaine. Avec Ève, c’est toujours comme ça. Le feu et la glace. Elle l’adore ou elle le déteste. Il est son meilleur ami ou son pire ennemi. Lui, il aimerait mieux qu’elle l’aime toujours. Elle attrape sa main pour la placer dans la sienne, coupant court à ses pensées. Leurs sangs se mêlent en même temps que leurs doigts. Et alors qu’il regarde ce liquide vital qu’ils se partagent, elle se penche et pose ses lèvres sur les siennes. Un baiser en signe de récompense, un baiser pour entrer dans la vie, un baiser comme plus jamais aucun autre…

C’est la fête sous le grand chapiteau. Les gens dansent, rient, mangent, s’amusent. Les familles se croisent et se décroisent. Un témoin lève son verre et énonce son discours. Quelques personnes gloussent poliment. Pas lui. Il trouve que ces déclarations sont toujours déprimantes. Soyez heureux en ce jour et pour les années à venir. Profitez de chaque instant aux côtés de l’être aimé. Pourquoi se sent-on obligé de souligner ce bonheur qu’on souhaite aux mariés ? Ne devrait-il pas être naturel ? Et puis qu’est-ce que le bonheur : trois gosses, une grosse voiture et un toutou obéissant ? Il n’y croit pas. Mais après tout, aujourd’hui est jour de fête, alors il sourit lui aussi. Il est enivré par les bulles de champagne et l’euphorie générale. Et un peu écœuré aussi. Tous ces repas de famille avec nourriture en abondance et discussions sans fin le dégoûtent. Il n’a qu’une mère pour seule parente et n’a jamais connu ces grandes tablées bruyantes. A quelques mètres, une grande tante explique au père de la mariée à quel point elle la trouve bien assortie à son mari. Est-ce vrai ? Ou n’est-ce qu’une hypocrisie de plus destinée aux apparences ? Le vieil homme crispe la mâchoire et s’abstient de répondre. Il ne semble pas heureux d’être ici, presque mal à l’aise. Sa femme, ratatinée près de lui, jette un regard à la dérobée en direction d’un coin reculé de la grande salle. A-t-il rêvé ou ce regard empli de pitié était-il pour lui ?

Il a quinze ans en ce matin glacé. La main d’Ève dans la sienne est aussi légère qu’une plume. Son visage enfantin a perdu ses formes rondes, mais elle est toujours aussi belle. L’hiver est là depuis quelques semaines déjà. Dans le parc où ils se sont rencontrés, ils déambulent dans les allées givrées. Devant un groupe de fillettes et de garçonnets qui se battent à coups de boules de neige, elle sourit avant de se lancer au milieu de leur petit groupe. Pendant un instant, elle retombe en enfance en riant aux éclats. D’un banc, il l’observe en songeant à l’intensité de l’amour qu’il éprouve pour elle. Dès le premier instant, ils se sont aimés, même s’ils ne l’ont pas toujours su. C’est donc naturellement qu’ils sont passés du statut d’amis à celui d’amoureux. Leurs familles les imaginent déjà passer leurs vies ensemble. Il aimerait tellement qu’ils aient raison. Il sait qu’elle est la femme de sa vie. Elle revient vers lui couverte de neige, le bout du nez rouge et un nuage de vapeur sortant de sa bouche. Elle s’effondre sur le banc et voyant son air rêveur lui demande le fond de ses pensées.  »Jure-moi que plus tard, toi et moi on se mariera ». Son regard étonné et son hésitation lui serrent le cœur, mais jamais il n’oubliera sa promesse et ses lèvres sur les siennes…

La pièce-montée entre en scène sous les applaudissements des convives. Il a envie de s’éclipser. Il a toujours détesté cet étalage de sucre coloré surplombé de ces petits mariés aux regards vides. Pourquoi ne se contemplent-ils pas ? Ont-ils peur l’un de l’autre ? Ne devraient-ils pas s’embrasser plutôt que de se fuir ? Il a le sentiment injuste qu’ils les représentent bien finalement, Ève et lui. Les lumières se rallument. Elle attrape le couteau et entame délicatement le gâteau à la crème. Son regard pétille comme toujours. Il a envie de l’emmener loin d’ici, loin de tous ces faux-semblants. Mais il sait qu’il ne peut pas. Elle est si heureuse et lui si triste. Ils sont si proches et pourtant si loin. Le jour et la nuit. Est-ce leurs différences qui les éloignent ? Ou la vie cruelle qui laisse s’écouler les sentiments sans les retenir ? Il serre les poings. Un morceau de gâteau, deux morceaux de gâteau. Est-ce fini cette fois-ci ? Il ne supporte plus ces lumières vives et cette musique sourde. Il a mal à la tête, tellement mal. Que ça s’arrête.  »Pardonne-moi Ève, mais je ne peux plus », songe-t-il douloureusement. Le gâteau chute dans un bruit assourdi, éclaboussant les invités trop proches. Il lui semble bien qu’il l’a renversé dans sa fuite précipitée. Il ne sait pas, il ne sait plus…

Il faisait un temps maussade le jour où il a découvert le corps si parfait d’Ève pour la première fois. Ils étaient âgés de vingt ans. La pluie cognait en petites gouttes régulières sur la fenêtre de sa chambre. Ses parents étaient partis à la campagne pour le week-end et il en avait profité pour inviter la jeune femme chez lui. Alors qu’ils discutaient de tout et de rien depuis une heure, allongés sur le lit, elle avait soudain passé ses doigts frais sous sa chemise. Il avait retenu un frisson et l’avait regardée d’un air grave. S’ils n’avaient pas encore franchi le pas, c’était que d’après ses dires, Ève n’était pas prête. Leur dernier essai s’était soldé par une dispute monumentale qu’il n’était pas prêt d’oublier. Pourtant, cette fois-ci, elle l’avait fixé droit dans les yeux, sûre d’elle, ses pupilles aussi grises que l’orage lui faisant oublier toute raison. Il l’avait embrassée et doucement, pour ne pas l’effrayer, avait ôté son chemisier. Elle avait frémi sous la caresse de ses mains. Leurs gestes s’étaient faits plus pressants. Des étoiles s’étaient mises à danser dans son champ de vision, tandis qu’elle murmurait son prénom dans un soupir rauque. Ensemble, ils s’étaient offerts l’un à l’autre. Et cette nuit là, leur amour les avait emporté bien loin d’ici. Vers un avenir radieux…

Son poing heurte la pierre dure d’un muret du parc qui sert de lieu de réception au mariage. Il grogne de douleur, mais au fond, il s’en fiche bien. L’esprit embrumé, il se rend à peine compte qu’il est blessé et en train de salir son costume tout neuf. Il a envie de hurler, de frapper, de disparaître dans le sol pour ne plus ressentir l’effroyable souffrance qui monte en lui. Mais la violence n’est pas son fort. Alors, tournant en rond et serrant ses bras autour de lui, il essaye de retenir les miettes de son cœur que le vent tente d’emporter. Il suffoque, gémit aussi, comme un animal mutilé. Des petits sanglots courts qui sortent du plus profond de son âme. Des plaintes comme un cri silencieux. Il ne veut pas gâcher la fête, il ne veut pas alerter les invités à quelques mètres de là. Savent-ils seulement à quel point on peut souffrir d’aimer ? Peut-être même va-t-il en mourir au bout du compte ? Il aime bien cette idée, mourir d’aimer, c’est romantique. Peut-être qu’elle le regarderait enfin dans ces conditions ? Mais après tout, il ne peut s’en prendre qu’à lui même, car il l’a toujours su. Ève fait partie de cette sorte de femme qu’on n’enferme pas dans les carcans de la tradition, comme on mettrait un oiseau en cage pour sa beauté. Elle n’appartient à personne, pas même à lui…

Premier baiser, première fois, première voiture, premier appartement. Ensemble, ils ont tout vécu. Peut-être est-ce leur erreur ? Avoir été adulte avant l’heure. Ne pas avoir profité de l’insouciance de la jeunesse. Peut-être est-ce ce qu’il n’a pas pu lui offrir ? Une vie parsemée de réussites, mais aussi d’échecs. Toujours est-il qu’un matin, elle a disparu. Pas un mot, pas une lettre. Pas un adieu. Elle s’est juste éloignée. Ses parents ont appris au jeune homme qu’elle avait quitté la France. Qu’il fallait qu’il continue sa vie sans elle. Mais comment continuer à avancer sans la personne qui nous rendait vivant ? Sans Ève, il n’était plus rien. Et pourtant, de jour en jour, de combat en combat, il a survécu. Il a tenu debout, encore et encore, jusqu’à ce qu’un jour, elle réapparaisse. Elle avait quelque chose de changé. Elle semblait plus mûre, comme si elle avait perdu son innocence. Mais surtout, elle n’était pas seule. Cet anneau d’argent à son annulaire, il l’a maudit. Il représentait ce qu’il n’aurait jamais. Elle avait épousé un riche millionnaire rencontré au cours de ses voyages. Elle, la fille naturelle et sans artifice, elle était devenue l’épouse soumise d’un homme qui l’aimait à peine. Comment ? Sait-on jamais comment l’argent peut remplacer l’amour…

Bientôt l’heure de l’ouverture officielle du bal retentit. Caché derrière le voile d’une tente, il observe la scène. Les convives se sont arrêtés pour se masser autour de la piste, dans un brouhaha tout juste distinct. La musique démarre crescendo. Il la reconnaît, c’est sa chanson préférée. Leur chanson. La main de la mariée attrape celle de son mari. Ensemble, ils s’embrassent et tournoient. Ils ont déjà oublié l’incident. Ils sont loin, si loin. Sa robe s’enroule autour d’elle en vagues de tissu, tandis que les pans de sa veste à lui suivent les mouvements de leur valse. Ils sont tellement beaux. Cette fois, il ne peut retenir ses larmes. Il pleure tant et si bien qu’il ne la voit même pas tomber. Il n’entend pas non plus le bruit sourd de son amour qui s’écroule. La femme qu’il aime vient de s’unir à un autre et il n’a rien pu faire, voilà tout ce qu’il sait. Son passé envolé, son présent fracassé, son futur évanoui. L’amour éternel est un mensonge. Cela fait bien longtemps qu’Ève a oublié leur promesse. Jure-moi que plus tard, toi et moi on se mariera. Lui, il n’a rien oublié. Et aujourd’hui, alors qu’il assiste à ce mariage en meilleur ami, enfin il a compris. Aimer une femme ne suffit pas. La rendre sienne, là est le vrai combat. Un combat millénaire. Un combat de tous les jours. Et il a échoué…

⇒ Les commentaires du Jury : 

  • OK…je sais pas quoi dire…c’est très rare de me laisser sèche comme ça. Bon par où commencer ? On atteint la perfection sur presque tous les fronts. Orthographe, syntaxe, grammaire, vocabulaire. Le scénario…tout…et le Twist…;impeccable!
  • J’ai juste adoré on a envie que ça continue
  • C’est très beau, bien construit, mais je n’accroche pas
  • Il y aurait une bonne base pour un roman. J’ai presque envie de dire… Continuez

 

Participant n°15 : 

Le souvenir de nos doigts entrelacés

Cette sensation que mes mains ont memorisé

Le souvenir de ton regard encré dans le mien

Ce sentiment de douceur sans fin

Se peut-il que je l’ai revé

Que cela n’ait jamais existé

Si je dors, ne me réveilles pas

Un amour si fort ca n’existe pas

⇒ Les commentaires du Jury :

  • très joli texte, presque trop court
  • très jolie émotion
  • c’est très beau
  • un texte tout en finesse, tout en douceur, comme j’aime

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