La Fin, Face B ( La bienveillance), de Marius William

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Auteur : Marius William

Edition : Librinova

Prix : 4.99 € en ebook 18.90 € en broché

Nombre de pages : 611 pages

Date de sortie : 22 juin 2020

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La Fin est l’histoire de William, un homme de 38 ans qui souffre.
Un professeur.
Alors il écrit.

La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant – et follement original – que l’auteur a préparé mélange le récit hilarant et dérangeant d’une sexualité crue, la novlangue d’un capitalisme managérial éco-socio-responsable, les références d’une adolescence nineties et d’une jeunesse qui résiste à se dissoudre ; l’itinéraire passera par la série Game Of Thrones, l’Islande, la Croatie, le groupe Oasis, Stanley Kubrick, David Bowie – entre autres – le tout hanté par une Éducation nationale aussi névrosée que les personnages qui peuplent cette quête d’un amour perdu ou (re) trouvé.

L’auteur aurait pu en rester à la fin de la face A.
Oui mais voilà.
Il fallait écrire, encore et toujours.
Sur la société, bien sûr.
Sur la musique, le cinéma, comme autant de miroirs, le sien, les siens.
Sur la série de son cœur, aussi.
À la femme de notre cœur et qui, peut-être, serait celle qui nous sauverait.
Sur la folie.
Jusqu’à la fin.

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Il m’en a fallu du temps, pour le lire, ce livre… Ce n’est pas un roman « prémâché » que l’on peut absorber sans réfléchir, mais il faut, tout en gardant une part de lâcher prise (personnellement à moment donné, c’est l’impression que ça m’a fait : j’ai accepté de lâcher prise et de ne pas tout comprendre, pour avancer et faire confiance -mais le faut-il !- à l’auteur pour nous guider là où il a envie de nous emmener), être attentif et concentré pour relever les indices petits ou grands qui peuvent nous permettre d’accéder à une compréhension du livre (je dis une, car je pense qu’il y en a plusieurs… et je soupçonne l’auteur de penser qu’il y a autant de compréhensions possibles de son livre que de lecteurs !).

Avec la Face B, on replonge dans l’univers de la Face A, mais différemment. On y retrouve des thèmes, des événements parfois identiques mais écrits ou éclairés d’une nouvelle manière. C’est comme si les deux faces formaient un tout, complémentaire et polymorphe.

Ce n’est pas pour autant que l’on comprend tout, il faudrait, je pense plusieurs lectures pour tenter de s’approcher de ce que l’auteur a voulu faire passer, tant c’est riche et complexe, alambiqué et entremêlé, labyrinthique…

Dans ce second opus, William nous livre, entre autres pensées et souvenirs, ses correspondances néo-épistolaires… Je dirais même plusieurs versions de ses correspondances… Laquelle est la bonne, lesquelles ont été inventées, rejouées, transformées, sublimées ou peut-être juste rêvées ? Au lecteur de démêler le vrai du faux, de lire entre les lignes denses de ce roman hors du commun.

Marius William aime surprendre le lecteur, mais avec sincérité et vérité. Il nous livre un personnage que l’on découvre plus humain et touchant que dans la Face A. Perdu, délirant, anxieux ou au contraire ivre d’espoir, d’amour, de poésie, il se livre à nous sans faux-semblants, se met à nu, différemment que dans la Face A, au sens symbolique de l’expression, cette fois, même s’il y a quelques passages crus, même si la noirceur n’a pas totalement disparu.

Mais la Face B, c’est aussi de l’humour, de l’actualité revisitée, avec une vision d’anticipation de notre société, une satire sociale en quelque sorte.

Une suite à la fois dans la lignée et en rupture avec le premier opus. Tout aussi intéressante et déroutante. Avec une fin… que je ne vous spoilerai pas 😉

#Elise

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